Nous aimons les mots et les dimanches

Connaissez-vous la plateforme, pardon la communauté, We love Words?
De notre côté, nous y avons installé un espace de représentation depuis juin 2014 à l’adresse suivante:http://welovewords.com/ruhe
Nous tenions à rapporter ou à dire que de ce lieu, en cinq mois, où nous n’avons pas participé aux concours pour les raisons que nous évoquerons ensuite, nous avons rameuté pardon pour le verbe, au total, à ce jour, 361 lectures, 1 note: la 4.0, 4 commentaires, nous avons 7 abonnés, ce qui est, vous en conviendrez, énorme en 5 mois de présence mais ce n’est pas faute de les avoir cherché car nous nous sommes abonnés à 39 confrères et consœurs auteurs.Petit ratio lecture: 1% de retour, ratio retour abonnés: 5.5%, 72.2 lectures par mois soit 2, 4 lectures par jour! Attention, ceci est notre cas particulier, nous y avons installé nos billes avec notre nom à coucher dehors, en précisant les actions suivantes:

  • Lecteur
  • Auteur
  • Écrivain
  • Auteur de théâtre
  • Poète
  • Blogueur
  • Rouen, France

Ceci explique peut-être cela. Aujourd’hui, afin de préserver la visibilité, disons le, de notre travail, sur le net, nous y laissons « mourir » ou presque 9 de nos textes. Pourquoi? Nous avions tout d’abord mis en exclusivité 5 textes en plus des 8 autres.Attention aux certifications…Bref, ce n’est pas tant l’enjeu que nous n’avons pas pleinement saisi, attention à l’adverbe mais cette vitrine laissent ensemble, à ce jour, 68077 textes et 19389 auteurs se livrer bataille.Quel enjeu, quel but? Il n’y a rien de féroce mais l’océan de production navre plus qu’il ne (ré)conforte.Les concours ne nous ont pas encore inspiré, cette fois-ci c’est une parution dans le VSD qui est donné en carotte: tendances 2013-2014 pour les ventes de VSD

2013-2014 2013-2014 vs 2012-2013
DIFFUSION FRANCE PAYÉE 109 546 -11,23 %
DIFFUSION TOTALE 115 468 -11,49 %

Source ici: http://www.ojd.com/Support/vsd

Le VSD est un magazine, concours de chronique musicale, c’est un article qui nous est demandé, une écriture journalistique a ses techniques même si c’est un portrait en quelques sortes puisque le sujet est: « votre chronique d’album mythique », je ne suis pas chroniqueuse.Avec ce concours presse, débuté ce jour de 18/11 et clôt le 17/12 « Et qui dit album mythique, dit chronique de haut niveau : votre titre devra être accrocheur, le style enlevé et rythmé, et votre angle original ! Le plus inventif d’entre vous, celui qui saura le mieux mettre en valeur l’album de son choix, gagnera une publication dans le  magazine VSD !

Sommes nous les substituts des journalistes à la mode des correspondants de presse?

Qui dit gagnant dit badge, les 10 finalistes auront droit à celui de chroniqueur musical…Parfois, il nous arrive de repenser à l’expérience de Raphaël Metz de la revue le Tigre ici :http://le-tigre.net/ et sa candidature pour le journal Le Monde. Peut-être devrions nous?  Nous n’avons pas envie de calibrer, de considérer un cahier des charges, peut-être ne sommes nous pas talentueux mais quel est le public de cette surface littéraire gonflée à bloc aux stratégies marketing?Les questions subsidiaires subsistent: Qui ne l’est pas, qui lit quoi, qui lit qui, qui note qui, qui vous suit, qui est collé, qui est parti et pourquoi avons nous besoin d’eux? Quelle efficacité pour nous, travailleurs du texte si j’ose nous appeler ainsi? Quel est le pragmatisme, parlons commerce, parlons business, qui est au profit de qui et à quoi servons nous?
Cet espace dédié aux auteurs vend, avec ces concours, des auteurs et leurs produits et non des écrits,  devons nous écrire à la sauce publicitaire? Des slogans, des accroches, ah, communication….C’est une question mais prenez le temps de consulter cet article de l’Express du 28/09/2013:http://www.lexpress.fr/culture/livre/we-love-words-la-plateforme-pour-auteurs-se-recentre-sur-la-creation-publicitaire_1285232.html
« La plateforme communautaire a donc décidé de se recentrer sur les contenus pour la création publicitaire « à 80% », nous explique We Love Words, contacté par L’Express.fr. En clair, les textes sur la plateforme communautaire sont majoritairement proposés à des marques ou des médias (Michelin, L’Équipe etc.).
Alors, nous avons croisé des profils, peu ou pas rempli, des visuels, et oui, on se prend au jeu de la visibilité restreinte facilement, des avatars plus ou moins bien réussis, du travail, du bâclé et des coups de gueule aussi mais en dehors, hors les murs et frontières de la dite communauté:  » Je vais vous parler du site communautaire We Love Words. Si vous ne connaissez pas We Love Words, apprenez que derrière ce nom anglais se cache un site français où les « auteurs du dimanche » (dixit une formule d’un des fondateurs) peuvent publier des textes courts et éventuellement payer pour les faire « certifier » (sans commentaire)… Ils prétendent représenter rien moins que la communauté des auteurs ». Source ici:http://les-spectres.ze-forum.com/t50-We-Love-Words-site-communautaire-un-peu-louche.htm
Peut-être serons nous censurés à notre tour, si nous le citons, lorsque nous cliquons sur son article: Réponse du site: « Vous êtes perdu? »

 Le site du Calcre: http://www.calcre.com/ et  surtout ici: http://www.cosecalcre.com/accueil.htm
Donc, nous les auteurs du dimanches, nous avons appris que grâce à cette visibilité noyade, nous ne pouvions espérer un taux de retour supérieur à 1%, alors qu’allons nous faire? Est- ce un problème de  jeu? Nous n’avons pas joué, participé. Produire, alimenter le goinfre, comme un de nos abonné, qui est à son 1162 ème texte, tout va bien, nous est impossible, nous ne l’attaquons pas, mais confier ainsi son travail, disons autant de travail à une plateforme publicitaire nous semble dangereux, question de confiance, peut-être que lui  se plait à provoquer le système en quelque sorte, il occupe un « gros » espace, gratuitement, il a d’ailleurs un badge, celui de « d’auteur toujours réactif ». Badge, culture du badge, on en veut pas de cette reconnaissance, qui êtes vous pour nous donner des badges? Pour qui vous prenez vous pour vous imaginer être à même d’en donner? Les bons élèves? Sommes nous à l’école et recevons nous des bon points? Déjà  que les lecteurs nous notent, nous saquent peut-être d’ailleurs sur quelle base et comment faire grimper ou fléchir notre travail? Serait-ce la France et sa culture de l’excellence? Nous sommes tricards sur We love words, nous le valons bien. Chacun fait ce qu’il veut sauf que, sous peu, nous irons mettre notre clé sous notre porte.Celle qui nous héberge, appelons là notre logeuse, ne nous sied pas trop au teint, nous viderons nos étagères, nous avons déjà commencé puisque nous avons supprimé quelques textes, nous n’espérons plus guère de lectures car sous ces piles de textes comment nous trouver? Que cherchons nous, nous lecteurs, dans cette vilaine file indienne du dernier, tout dernier, classé par genre, classé pour quoi et par qui? Nous nous mettrons en indisponibilité car dans cet annuaire, nous n’envisageons pas d’y laisser trainer nos plumes.
Ici, sur wordpress, nous avons sorti des textes et des réalisations photos, les retours se font davantage sur les images que sur les mots mais au moins ici, nous sommes pleinement, attention à l’adverbe( nous surveillons forcément nos contenus) chez nous.La censure est présente chez tous les auteurs, du moins, il nous semble.Il en est d’une autre communauté qui s’invite, par association d’idée, dans nos esprits, MUMBER. C’est une communauté rouennaise à l’origine et non à la base, nous qui venons, pour la plupart d’entre nous, d’arrimer sur cette ville, nous trouvions cela intéressant, créer une communauté réelle/Virtuelle de créatifs, toutes activités confondues, nous n’aimons pas l’idée d’ appartenir à une caste d’auteurs, nous les avons donc rejoint, avons choisi notre numéro, puisque Mumber c’est la contraction de Member et de Number…Nous avons rempli notre profil, même si les books ne sont pas très pratiques pour parler de son travail, nous avons présenté les nôtres. L’idée ici ce n’est ni de tuer ni de critiquer gratuitement mais de réagir, car de cette inscription nous avons demandé en amis, et puis quoi, nous devons poster des commentaires?Attendre les nôtres, nous n’avons pas facebook (contrat résilié tant bien que mal en mai 2014) ni Tweeter, alors nous avons l’impression suivante: Serait-ce encore un concept qui aboutit sur du vide? serait-ce la compression des égos les uns contre les autres ou l’impossibilité de communiquer à savoir d’échanger qui empêche là aussi, Mumber, de sortir du piège de l’espace clôt ? Ou la structure, dans son ensemble, peine-elle? Les boosts? Les créatifs, eux-mêmes avec cette histoire de boosts sont mis en concurrence, naturelle? déloyale? Ou actuelle?
ici, notre profil: http://www.mumber.me/1329
Peut-être sommes nous à la ramasse ou à l’inverse trop illisibles? L’impression d’un huit-clos où notre présence virtuelle serait invisible, par conséquent, inutile, est palpable. »I resigned, I’m not a number », oui, on sait.
Dites nous, expérimentateurs, quels sont vos retours sur les communautés que vous connaissez? Avec lesquelles les choses se passent bien, sans commentaire, moyen et/ou mal?
Bien à vous,

 

Love Motivation Letter

Madame, Monsieur,

Forte d’une expérience réussie de dix ans dans la festivité de mon antre, j’ai œuvré, par deux fois il est vrai, dans un secteur peu reluisant.
Je pratiquai, de la manière suivante, une offrande de mes airs, un tapinage discret, mes produits de luxe étaient en échange dépourvus de leurs sens.
Je vous accorde, par la présente, que nos échanges furent féroces, que vos sbires ô combien voraces me mirent à sac, malgré cela j’ai toujours eu l’ambition d’évoluer et donc d’apprendre.
Actuellement, dans l’occupation de cet adverbe, je me tiens responsable de ma place, ce qui, à notre époque, peut relever de fonctions majoritaires en actions pour une affolante en estime de créer.
Je ne dois cette évolution qu’à mon parcours professionnel et à ma persévérance, c’est pourquoi je me permets de vous présenter ma candidature pour le poste d’ estimeuse de moi.
Mes expériences professionnelles diverses m’ont apporté une grande adaptabilité tant au niveau de la gestion de responsabilités, de situations qu’en termes d’horaires et de polyvalence.
Les sociétés avec lesquelles j’ai collaboré étaient toutes très exigeantes quant à la présentation, au résultat, à la capacité d’adaptation et à la réactivité.
Grâce à elles, j’ai pu acquérir rigueur, polyvalence et pragmatisme ainsi j’ai pu gagner en efficacité dans des situations dites de flux tendu. Grâce à mes solides compétences, j’ai pu mettre en place un projet de création d’entreprise en toute autonomie, puis laminé, ruiné, j’ai été sous l’arme de la contrainte, par une assignation à vendre et à partir. J’ai pu avoir une visibilité totale sur la vie d’une entreprise.
Aujourd’hui, fauché et sur un carreau grave en disgrâce, je ne peux vous proposer pour mettre un terme à cette sommation du pôle que des CUI-CAE, j’étudie le marché, suis à la recherche de nouvelles possibilités de développement et de partenariat.
En outre, je forme le personnel, gère les plannings, met en place des actions commerciales, veille à la bonne gestion de mes colonnes vertébrales bancaires.
J’assure également les ventes de bonbons, les gratuités fortuites, les heures remises en billet lors des salons professionnels internationaux.
De nature rigoureuse et pragmatique, je suis très généralement apprécié par mon environnement professionnel, de plus, j’éprouve un intérêt très vif à m’investir dans un poste qui requiert dynamisme, réactivité et négociation.
Dans l’attente d’un entretien, je suis dans l’obligation de mesurer, de compter, ce de manière obsessionnelle mes faims et mes soifs.

Veuillez agréer, madame, monsieur, mes salutations que j’imagine vous ne pensez pas sincères.

Ruhe- Cirque.

Access Denied # 2

Access Denied – 2

Lecture à l’encodage nécessaire, classification suivante suggérée: Lecture non évidente.

Ne peuvent-ils pas se dire qu’on se fout de qui ils sont et d’où vient leur route.
L’immédiateté est juge, l’instant est maitre d’où que tu sois, d’où que tu viennes et depuis le temps, rien d’autre ne sacre la rencontre et c’est dans cet espace que le renoncement est exigé, que le déshabillé désigne et montre, je suis et de toi, et d’où toi, les plaques sont tombées, les reconnaissances ne tiennent pas, l’autre est présent dans le creux de ses vides, dans l’endettement de ses propos, il est, nous sommes, présentement, l’un en face de l’autre dans cet échange d’homme, à taille, à hauteur, ce qui réside, ce qui reste, ce qui tient ou ne prend pas, tout est là dans ce tout est dit d’homme, là où nous ne sommes personne, là où flanqués de cet en face, nous cessons nos comédies, nos tentatives de séduire échouent, là où nous n’avons pas de charme, là où nous n’éprouvons l’un pour l’autre que la profondeur d’un respect, calmes.
Là où aucun paramètre ne viendrait pointer son gouvernail et où aucune gouvernance de situation nous convierait à nous retrouver, implicitement, mêlés, dans l’obligation d’un respect de titre, de fonction, de poste et de calibrage d’échange, là où notre naturel serait mort, scalpé par notre soif de prédominance et de contrôle. Révolutionnaire position que celle de se tenir en respect et non en joue, en face et non en toise, en dedans cet instant et non sous la force, la contrainte d’une puissance dévolue à notre prestance débile, je suis dans ce désintérêt, je suis ici, puis je partirai, je ne résisterai pas à l’idée de partir puisque rester serait revenir, construire, revoir, refaire, je ne le peux, pourtant je vois ces visages qui me retiennent, me captent, me scindent, je suis dans l’embarras de la vivante qui ne veux pas de sang, qui n’a pas de cheveux, n’a pas les attributs, ni les attraits, ni les fétiches à reprendre en cœur, je ne suis personne, indéfinie, sur cette route que je vois qui ne me dit rien, de la suite, de ces virages, de ces travaux, je ne sais, ne possède aucun guide, aucune information, je marche sur son tapis, je croise.
Je suis chargée, ne pars pas sans, ne laisse pas ces insupportés instants de couples m’amuser, ces femmes stupides acoquinées à ces idiots de beugle, ces mectons, ces minettes, ces bonnes femmes, ces connards, ces gens sans histoire sont ceux que je préfère, reste à savoir ce que cela signifie et de quelle histoire il s’agit, ceux qui n’utilisent pas le mot haute ou le mot couille, ceux qui ne se servent pas de leurs privilèges pour écrire des livres, se répandre, prendre la parole sur les ondes, dans des lieux d’échanges ou de savoirs où seul le son de leur voix nasillarde ou trop ponctuée fait geindre nos oreilles.
Abonner lecteurs, j’en fais autant, j’en suis certaine, sont ces formules qui me terrassent, les limites que l’on colle à mon crâne de femme accolée, aux postes à pourvoir, aussi.Le mot réussite suinte parfois jusqu’ici, jusque dans cette Seine où les crétins et les perdues se cognent, s’évitent, les par trop de fois maquillées, décolorés et les par trop de fois teints qui n’assument pas le lot quotidien, je le vois, ne les regarde pas trop, ne les croise pas du regard, est ailleurs celui qui se noie, je suis mobile, dans la recherche d’un savoir, prête à faire une découverte, je ne formerai pas, ne serai pas experte, ne possèderai pas de maîtrise et ne serai pas dans l‘arrogance de mes connaissances, je garderai mon nom précieusement, mon nom de garde, je leur tirerai mon chapeau, leur ferai signe, leur adresserai la parole, leur rendrai visite, occuperai ma place, ma toute place, la toute-puissance de celle-ci, de celle qui vient, de celle qui suit, arrive ensuite, se met à vivre, apprend à marcher, puis dans ma gorge des mots de voix, des sons de signes, des airs de famille me donneront à parler et à boire.
Certains ne m’ont pas pardonné, certains se sont vexés, braqués, en dormance, en silence, en absence, des silhouettes disparurent, des hommes à la piètre résistance, des hommes qui n’ont pas osés, n’ont pas tenus, n’ont pas pris ni gardés et si dans leurs souvenirs je peux encore leur apparaitre, je n’imagine pas la forme qu’ils m’ont donné autrement que celle de l’inadaptée.
Je ne peux qu’en convenir, je ne peux contester puisque c’est ce dessein qui m’animait la face, à la peine, j’eus normalité, à la joie, j’eus le bluff, à l’ennui, j’eus la farce, je n’ai pu mentir ni me remettre à y croire, je n’étais pas adepte, ne cherchais pas, en vain, ne souhaitais rien, ne voulais et n’aurais pas voulu, alors, j’observe et étudie avec étourderie la banalité de ce qui me préoccupe, je suis ici, ne connais personne, ai un réseau plus que dénudé et mes connexions sont pour le moins en standby mais je me reconnais, là, assise, là, à taper, à manger, je pense comme je dors, soit pas assez de ce trop peu qui donne le vertige soit trop de cette étouffée qui me fait suer. Mes collègues, confrères, annexes et amis sont en pages, en feuilles, entre eux, avec moi, entre nous c’est une histoire à l’inhospitalité masculine reconnue, je pense que certains diraient cela, je ne sais pas, n’ai pas envie de savoir, n’est toujours pas le temps de m’arrêter pour vous écouter ou vous voir.

IPPE.

Note sur cette partie 2 du texte Access Denied: Durant le cycle 1 mois texte exclusif sur plateforme, 5 lecteurs sur la plateforme we love words ont parcouru épuisés cette réalisation. Ruhe Cirque.

Access Denied # 1

Access Denied – 1

A cette lecture, un encodage, une classification est nécessaire.

Refuser la facilité sans le faire exprès ou sans en avoir l’air, ne pas savoir ou se demander, trop se poser de questions, trop de propension, de l’imaginaire, du créer sans vouloir, pas ou ne pas avoir, envie de cette prétention, ne pas avoir envie de cette ambition, ne pas se penser au point de croire que soi, seul, on puisse ou pas.Ne pas se projeter, ne pas donner corps, ne pas vouloir fonder ni avoir, ne pas se sentir de chair, ne pas vouloir d’allié, ne pas donner aux actes, ne pas souhaiter offrir, ne pas céder une once, ne pas rentrer, ne pas comprendre que la notion de place n’est pas de l’avis de tous, que la route comporte et indique, que la voie parentale prédispose, que la mère et sa figure, que le père et son portrait placent et indisposent, ne pas clamer, ne rien montrer, en avoir plein le dos de ces associations, en avoir ras le bol de cette appréciation, de cette ambiance, de cette tendance, craindre plus que le feu, la trace laissée, l’indiqué, le dit, la région, le lieu de naissance, les outils de famille, ses moyens, ses goûts et ses habitudes de vacances, je ne veux pas que ces signaux sacrés interfèrent sur ma vie, je veux que ces panneaux interdisent, empêchent, handicapent et refusent l’accès, mes souvenirs sont cette terre de nacre où seuls sont mes rois et reines où aucun étranger n’a droit de citer ni d’y venir ni de souhaiter s’y rendre, la connexion est mienne et lui a toujours reçu un Access denied, je ne veux pas de cette vie posée sur mes terres.
Placé sur un hors, sol, jeu, l’autre est tenu à l’écart, à distance, épargné ou sous le coup, je lui demande de se tenir en dehors, en retrait de ce qui définit celle que je ne suis plus et à laquelle il n’a aucun droit, aucune prise, je ne veux pas figer, rester, je méprise le limpide, je ne sais, je ne veux pas savoir, je ne veux rien à l’avance, pas prévoir, pas envisager, pas remettre à plus tard, je suis dans cette action qui ne s’arrête pas, je suis sans cet acté, providentiel, pour certains, marcher, poursuivre, enduire et nourrir, prendre, reprendre, cycle d’appartenance aux allures bien faites aux faits rondement menés, cousus de fil blanc.
L’acté prend le pas sur la réflexion et je le rebute, je le rase, je ne me prends pour personne, à peine ai-je les contours perceptibles, les lignes entraperçues, une forme dans l’action qui ne pourrait se définir, se nommer, se désigner, je suis sans désignation, sans titre, les expériences et les contrats sont seuls maîtres à bord, peu importe le prestige ou le quotidien, je suis de passage, ne m’arrêtez pas, je ne m’arrêterai pas, sur mon endroit, ces apparitions sont les témoins de mes brèves, je suis courte, quelques heures tout au plus, quelques jours, c’est assez, point de tolérance et pas de possibilité d’ancrage, je veux sortir, ne pas être retenue, ne pas être invitée à revenir, je suis dans la correction impossible de votre place, ne m’imaginez pas, je suis déjà ailleurs, ce chaque jour suffit ou altère, je ne suis déjà plus celle que j’étais hier, je ne sais plus, qui étais-je alors, et dans ce demain de demain, comment vais-je disposer de mon corps, dans cette allée, dans cette rue.
Toute la complexité réside en cette fidélité extrême à l’instant et dans ce refus catégorique et invariable à la projection, je ne suis déjà plus, alors pourquoi souhaiter revoir, revenir, garder, pour mieux reprendre, celle-ci me tracasse, à moins que cette vie de vivants aux études, aux parcours, aux C .V, aux rencontres, aux bavardages, aux amours minables, aux appauvrissements de soi, la réduction, on ne savait pas trop quoi dire, ou demander, je ne saisissais pas que la proposition était faite et qu’ainsi formulée, elle devenait convocation et attente, je n’ai pas répondu et puis trop tard et ce d’une façon littéraire, j’ai dit, trop petit, trop calibré, trop à l’étroit dans la misère du possible, ils se sont enfuis, en silence, se sont éloignés et puis aujourd’hui je les imagine, je les vois, bourgeois fatigués et désireux de se mettre au vert, changer de vie à mi- vie, reconsidérer la quotidienneté de ses taches.
Qu’aurais-je bien pu faire avec ces mentalités de paraitre, de construire à devenir, que ferais-je encore avec ceux dans le devoir, ces jaloux désireux de prendre, ces fils voraces qui se font chier, ces appelés, ces revendiqués?

IPPE.

Notes sur Access denied- « ACCESS DENIED, présenté ici en cinq parties, est un extrait de la dernière création de notre auteure IPPE, ce texte n’est pas une lecture facile, il a ,tout d’abord,été présenté sur la première plateforme d’expression du collectif à savoir over blog, puis nous l’avons placé sur We love en words en exclusivité de lecture pendant 1 mois, cette 1ère partie n’a rencontré que l’intérêt de 9 lecteurs. » Ruhe Cirque – Octobre 2014.

Access Denied # 5

ACCESS DENIED – 5

Classification identique à l’ensemble des 5 extraits: Lecture peu aisée.

Fin de cet extrait, terminaison nerveuse du  » Sacre des cendres, de l’auteure IPPE.

Sans une idée de retraite, de bien accomplit, poursuit, sans cesse en rencontre, sans cesser d’autres visages, des métiers aux actions à la parité parfois certaine, elle se voit dans ses études reprises, dans ce nouvel, refaire sa vie, faire, sans désir de mur, sans commodité, elle se jette dans ces inconnus, se promène dans sa solitude et se sent ainsi tranquille, toutes ces femmes, toutes ses femmes.
Ils n’en auraient pas supporter le tiers, à peine avaient-ils croisé celle-là que déjà l’autre les faisaient craindre, et puis, n’avait –elle pas autre chose à faire que de vivre ordinairement dans des espaces propres et propices, n’avait-elle pas envie de voyages, de mouvements, elle, rangée, aplanie, pourquoi a-t-elle toujours attiré ces commerçants, ces tapineurs et ces dealers, pourquoi cette fibre, pourquoi ces êtres en demande de sécurité, elle, en tout point exemptée.
Comment cela se peut-il, se convie elle souvent à se demander, qui pourrait répondre, quel portrait pourrait-elle bien faire d’elle-même à cette heure, elle est charmante, elle peut et est solidaire, son amour des gens oui mais qu’est-ce qui ne va pas dans son énoncé, qu’est-ce qui n’est pas clair pour qu’à un moment, l’autre se tape les jambes contre ses murets, elle ne sait pas toujours, elle, dans ses aveux bousculades, ne suscite pas l’escompté, fait se sauver, terrorise.
Une femme ne peut donc pas donner à entendre sa voix, les projections font taches, elle n’aime pas ses draps, ses foulards, ses morceaux qu’on lui pose sur la face, elle, ne veut pas de leurs images, et puis, qu’en ferait elle, une fois, l’image diffuse, le courant se dissipe et puis quoi, l’autre reste à sa place, ne répond pas, ne s’invite pas, ne propose pas grand-chose, du bancal, des journées à ne pas sortir, à s’emmerder dans un décor triste de poussière.
Cet autre qui se sent seul à mourir, que peut-elle, elle qui aime à sortir, rencontrer, qui jacasse, qui prend vie au contact parce que les autres lui ont cruellement manqué, elle, dont les batailles furent et restent des pas d’ensanglantés, des pas de morts, combien, peuvent-ils envisager, peuvent-ils imaginer, combien, de combien d’images et de quel ordre sont celles-ci, de combien de tensions, de combien de terreurs, de colères, je ne pourrai pas, voilà ce qu’elle a parfois entendu, elle, assiégé et grandie par la perte, s’entendit dire qu’ils ne le pourraient pas.
Ils ne la recherchent plus, le seul qui lui ai demandé fut un très ancien, joignable elle l’a été, elle a donné, offert, tendu, elle qui a des ressources, qui se voit dans un retour non anoblit, une remise à zéro de ses compteurs, investie par sa cause, et non dans une course, elle revient, ressurgit, reprend un poste inférieur car l’importance est ailleurs, elle, qui par deux fois, s’est trouvée bien en deçà, elle qui est capable de se priver au nom de sa liberté, elle qui accepte le danger, la perte car l’enjeu en vaut la chandelle, elle qui opte pour le tout au début puisque chaque fois c’est apprendre, aujourd’hui lancée dans une poursuite qu’elle aurait déjà entrepris dans cette ville.
2005, se souvient-elle d’un seul coup, d’un seul tenant, on lui dit, ce deux et ces trois lettres prenaient chair à ses yeux dans cette impossibilité de confiance, d’alors, elle eut pourtant l’idée à cette fin de contrat de changer, de faire cette offrande à sa vie, les conditions étaient pour la plupart remplies, ne manquaient que le temps et la détermination.
En ce jour, de 2014, année actée par ces deux, elle remplit des candidatures en respectant les consignes temporelles, a-t-elle envie de s’assagir, de rentrer dans les rangs, non, elle se sait sous la condamnation d’ un bis repetita et souhaite en finir, revenir à l’origine, qui l’aurait cru, peut-être elle, 15 ans plus tard, la même fonction, le même revenu, elle est pourtant dans cet ailleurs, elle met en œuvre, souhaite s’étendre, ouvrir ses possibilités, se voir confier, recevoir enfin la confiance et non l’empêchement de salaire, l’empêchement de poste et d’évolution, non ce n’est pas le plafond de verre.
C’est bien c’est arrêt de 1996, les conséquences de ses actes, elle les mesure aujourd’hui et constate l’étendue de la connerie, sur quoi repose ces histoires, hors champ, hors cadre, elle voulait rester tranquille, sans vouloir, puis au contact, au constat, elle compris, que l’intime possède les même bases de données, les critères étant les mêmes, les mots et le vocabulaire, elle qui reçut au visage toutes ces formes de rejet et d’incompréhension, elle, qui se savait in-soutenue, s’embarqua dans ses demandes, de cette académie citée en bas, elle ne connait rien, une ville qui lui permit, qui lui offre, se dit-elle et qui ne sait rien de moi, est une ville avec laquelle je vais travailler.
Le don ainsi se donna à lire, en toutes lettres posées, à ce Paris, sanguinaire, à ce Paris, tortionnaire, qui lui livra bataille, qui lui opposa son véto, qui lui somma de rester dans l’illégalité ou de partir. De ce Paris des mauvaises rencontres, de ces plans sur la comète, de ces venus ici piller et repartir les mains chargées d’expériences, elle s’est fait foutre à la porte et durant ces dix ans passées.
Elle se demande aujourd’hui si elle avait bien fait, si tétanisée par ces passages au vitriol, elle, à la figure pâle, aux traits tirés, paumée, en vadrouille dans une ville de carrière, dans une ville de trace, les correspondances ne se sont pas faites, et de ce Paris, il ne reste rien, en fumée, bannie, jusqu’au bout de ses droits, d’autres sont partis, à ce qu’elle voit, ont annoncés eux-mêmes, et de cette possibilité plus que de cette chance, elle n’a point voulu, ailleurs, dans un arrière, point de pays, dans ses dates, n’a rien à ajouter.
Ses évolutions sont saccadées mais les drames l’ont encore grignotée, elle se sait ici encore dans un manque, un manque terrible, qui va-elle croiser cette fois-ci, qui va –elle avoir devant elle?

IPPE.

Note sur ACCESS DENIED 5 et l’ensemble du texte: Ces cinq textes ont été mis en lecture exclusive sur la plateforme « we love words », les 5 textes ont reçu l’honneur de 32 lectures au total, ce du 20 septembre 2014 à ce jour de publication, 22/10/14, nous reprenons nos droits sur ces 5 parties d’Access Denied, 4 sont supprimés, de ce fait, de cette plateforme, la seule disponible en lecture est la N°1. Ruhe – Cirque.

Access Denied # 4

Access Denied – 4

Classification de lecture:Lecture éprouvante.

Aimer à mourir, en douceur, vous effondrer de joie sur ces sols de sueur, enfourcher votre bouche, enfourner vos pelles, vous voir attendus, désirés plus qu’une toute autre lumière, celui qui épanoui, qui transforme, celui qui contribue, bat la mesure, celui qui éclaircit les tignasses, étreint les tissus, allume ces feux de rage, celui pour lequel elle voudrait être un rêve, se dépasser, dépenser sans compter, alimenter son compte de larmes, éteindre sa raison, empêcher son corps de se nourrir, observer son corps changer, voir des manières nous prendre, des airs nous donner, de pouvoirs nous nous croyons dotées, nous rêvons de voir disparaitre, de substituer, de prendre la place, de révéler la part manquante, de démontrer l’appartenance, de déjouer la loi, d’accorder du crédit à l’ambivalence, désireuses de physique, de preuves, de particularités inoubliables, de tours dans nos poches, de rondes étoiles, d’étroite surveillance, d’obligation à enfreindre, de multiplication de fois, il revient, nous ranime, nous donne corps, à plus tard notre esprit, à demain nos accords, au-revoir notre considération d’état.
Elles vont bien, vont et viennent, prennent et retirent, apportent et ramènent, elles vont mal mais elle ne peuvent le partager, elles ont pleuré et elles continuent à rester.
Elles n’ont pas dormi parce qu’elles sont sans nouvelle, elles sont sans abri parce qu’ils ont retiré, à leur son insu, leur cachette, ils sont avec une autre, ils rient, de ne plus nous voir, de ne plus nous prendre, ils rient avec elles parce qu’elles sont fraiches, vierges d’eux, sans égratignure, offertes à leurs griffes, ils sentent leur puissance, leur force de frappe, ils la voient plier, se défaire à mesure qu’ils aboient, ils la voient se parer de multiples couleurs, ils la voient tomber la tête la première sur leurs torses bombés pour la trop bonne occase.
Elles devraient se moquer et non se fendre, se tordre de rire devant pareilles scénettes, eux et leurs familles, eux et leurs femmes, eux le soir, eux le matin, eux un jour de grise mine, eux à se teindre, eux à se vêtir, à se gonfler, à se mentir, elles devraient d’entrée de jeu se savoir dupées, sur toute la ligne, elles devraient les griller, à leurs caprices.
Elles devraient les envoyer se faire foutre, leur rétorquer qu’elles sont et parce qu’elles sont, ne le sont, par conséquent, pas, elles devraient ne jamais être à ce point désespérées, elles devraient se voir avec l’infinie justesse d’yeux moins avares, moins dupes, elles devraient comprendre qu’il est vital qu’elles se sauvent la peau, qu’ils n’en valent pas la peine, qu’elles s’abiment pour un vide comique et obscène, qu’ils ne rejoueront jamais la scène, que s’en est, depuis longtemps, fini, à peine avaient-elles donné à franchir, à peine déjà ils oubliaient, à peine elles leur offraient un sourire, à peine ils étaient passés à autre chose, jamais dans l’instant, jamais, trop pressés, envie, oppresse et démerde toi avec ton air des mauvaises fois, des jours moches de toi. Elles devraient les planter là comme des cons, elles ne devraient pas faire gaffe. Mais sous l’emprise d’un impérieux désir, elle verra de l’incroyable dans ses sourires, de l’admirable dans ses actions, de l’allure à sa démarche, se trouvera emportée, ne pourra prétendre et non sans une certaine démesure, tentera, en vain, de garder la tête fraîche.

Ailleurs, quelle vie de femme se projette elle à rêver, quelle scène s’imagine elle vivre, marcher, le savoir près d’elle, le sentir désireux de faire avec elle une partie de chemin, partager son espace de vie, elle, dans son malaise de manque de clarté, elle , dans son désordre, à sortir avec un mal fou de ses prétextes, à douter, à attrister son sort, elle le voit vieillir toujours à son bras, toujours dans le partage de son temps avec cette même, elle, sans, encore à ce jour, crispée, se permettant, se refusant, s’entend se dire.
S’il l’avait souhaité, il aurait osé, il aurait franchi ses fébriles barrières, il aurait et n’aurait pas opté pour ce choix similaire, de coin, d’études et de devenir, commun, où est l’ambivalence.
Combien d’hommes y’-a t-il en lui, ce n’est pas son téléphone qui sonna, ce n’est pas à elle qu’on envoya cette carte en ce jour de saint, ce n’est pas elle que l’on appela d’une cabine, ce n’est pas elle qui reçut ces surprises, bien incapable de poésie, bien incapable de première, qu’aurait-elle fait se demande –elle dans un accent de raison, elle qui méprise la sordide habitude.
Les weekends, les vacances aux mêmes endroits, les quartiers que l’on ne quitte pas, les villes où l’on reste, les lieux pour toujours sont cette insalubrité quotidienne dont elle a banni ses jours.
Sur ses sols de restes, ses sols de rassurant, ses espaces de travail à la même adresse.
Aux mêmes chiffres, ses hommes bien incapables se dit –elle de comprendre ses instances de mouvements qui la taraudent.

IPPE.

Access denied # 3

Access Denied – 3

Classification recommandée: Lecture non évidente. Avez vous lu les deux autres?

Cessez de me rappeler que je suis celle et je vous tendrai mes oreilles, avec attention, avec méthode, je me ferai à vos sons d’éduqués, de principe, de langage profilé, je me placerai de manière à ce que vous soyez enclin à dire, à vous entendre dire, à vous voir penser, à vous voir chercher, nous nous éviterons un instant puis peut-être dans un dessaisissement de cérébralité intense, nous échangerons nos vases.
Je vous ai vu et vous vois encore parfois évoluer, devenir, ces lieux que vous ne quittez pas, ces endroits que vous connaissez par cœur, ces structures auxquelles vous avez jurés fidélité, honnêteté et rigueur, je vous vois souffrir d’abstinence, de manque d’air mais je vous vois aussi vous asseoir avec celles-ci.
Je vous entends leur sourire, les emmener dans vos bras, je vous vois les faire prendre de bien mauvais choix, je vois vos carrières, les yeux qu’elles posent sur vous, la fierté au cœur, et l’engagement qu’elles ont fait de mentir, l’accord qu’elles ont passé avec vous de taire, de cacher, de feindre, de ne pas empiéter, de ne rien vous demander et de ne rien dire, en sourire, toutes offertes à vos bouches de femmes, je les vois vous trouver de la splendeur, de l’éclat, je les vois subjuguées par vos talents et sourires.
Je les vois enlacées par vos voix, offertes à vos mains, prêtes à tomber sous vos miettes d’ existence, rongées, rangées, occupées à attendre, aux prises, en proie, suspendues, pendues à l’attente, éjectées dès le moindre faux pas, écartées dès l’en présence de vos femmes, diminuées, atteintes, souffrantes, amaigries, livides, appauvries, blessées, laissées, crevées, rétamées.
Je vous vois dans vos embarras habituels d’hommes qui ne parviennent pas, qui ne résistent pas, de fils capricieux, de fils voraces, de fils en manque, de fils percés, troués, évidés, susceptibles, sensibles, lunatiques, égoïstes, je vous vois confier à vos femmes.
Je vous vois les maintenir à l’écart et les dissoudre de vos enfants, je les vois, elles, correspondantes, accompagnatrices, donatrices, épinglées, assorties, habituées, elles voient vos caprices, agissent avec l’indulgence d’une mère à l’égard du fils, us et coutumes familiales d’accepter et de se taire, rester et faire, avec, concession, gain, perte, arrangement, fermer les yeux, mes portes sont parfois restées ouvertes à ce type de négociation puis comme par un curieux enchantement, les rideaux sont tombées.
Les stores ses sont abattus de leur fracas de fer et je ne vous ai plus vu.
Vu et revu, encore et déjà plus, à nouveau et dernières sont les fois, je ne vous accepte pas, ne vous assimile pas, avance, cadence, sans frein, sans accointance, sans m’accoutumer de vos humeurs, je pars. Je crains, de ma toute puissance d’oiseau, ceux qui s’ennuient, ceux qui ont vu, ceux qui se sentent délaissés, ceux dans l’attente, ceux dans le besoin, ceux dans le vouloir.
Je redoute les gestes et attitudes de ceux qui d’un coup sont comme requinqués, ceux qui repartent de plus belle, ceux qui se sentent de la première jeunesse, ceux qui jouent dans cette cour de récré, je refroidis vos ardeurs, jettent vos images, balancent vos projets et ternis vos baumes.
Je pars, ne serai pas restée, ne serai pas encore là que déjà je serai partie. Un plus fort que moi me gouverne, je suis dans l’obligation de m’obéir ou plutôt de vous envoyer cet Access denied, rien n’est moins sûr, dans ma largesse, je vous cède mon toit de courant d’air, un instant, un instant seulement.
Devoir, mériter, nous ne nous correspondons pas, nous nous aimons parce que nous sommes derrière ces vitres de l’incommunicabilité et que l’espoir met le feu à nos faces, et si nous pouvions ne serait-ce qu’échanger, serions-nous plus fort, plus apte, plus enclin, la gagne, le sort, l’interrompu chantage de nos choix, point de risque, ne nous désordonnons pas, qu’adviendraient ils de nos propos, et nous, que ferions-nous face à ce miroir, à cet autre qui vieillit avec nous, à cet autre qui nous sommeille, nous livre, nous gâte, n’a pas son pareil, celle dont les contours sont connus, par cœur sont les sons, par cœur sont les mains, celle dont l’odeur nous rassure, celle qui nous tient, celle qui détient nos fautes, retient nos défauts, celle qui cache sa douleur, ne montre pas sa peine, a peur de nous perdre, celle qui nous responsabilise, nous met du plomb dans l’aile, celle qui nous a vu avoir peur, celle qui caresse nos failles, loyal, correct, intègre, menteur, espiègle, vautour, malin, celle qui nous a vu la séduire, celle qui connait nos tours, celle qui sait ce que signifie cette moue, ce sourire, cet air, ces yeux, celle qui sait, celle qui nous gouverne.
Famille au générique, enfants au nombre de trois, parents biologiques, demi- sœur, petit frère, je vous sais à la chasse, je vous sais en mauvaise posture derrière vos rideaux de bienheureux, je connais le prix de vos renoncement, le poids de vos doutes, de vos désirs, de vos volontés et que plus grandes sont ces images qui vous attachent, vous avez perdu la tête de vos vis.
Vous avez gardé l’air de rien, les mains emplis de jupes, vous vous êtes tournés le dos, à vos yeux d’existants elles se sont accrochées, à vos airs de puissants, elles ont misés leur volonté roide de femmes, à leur tour, trompées, vous avez appris à vous défaire, à vous démener, à vous doubler.
Vous vous êtes jusqu’ici plutôt bien débrouillés, elles restent et vous croient, à votre double vie de menton, elle s’apitoient de leur grés, de leur fantaisie de jeune femme vous vous faites spécialistes, de devins en gandins, de bonhommes en gaillards, vous portez tous ces habits de types pourtant vous auriez tant aimés pouvoir changer, pouvoir abandonner sans faire morfler.

IPPE.

Note sur cette 3 ème partie: 5 lectures sur ce mois d’exclusivité sur we love words.