ODC – 2018

Un nouveau projet photographique s’installe tranquillement depuis quelques mois déjà. ODC, c’est-à-dire l’Ordre Des Choses ou encore l’Ordre d’Echose qui serait alors un personnage, bref, quelque chose de narratif se prépare pour 2018…

cover ODC

Bien à vous,

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IN SITU, la rue

LA RUE

casqueIN SITU, L’homme dans son fil

« Dresser un portrait serait prétentieux de ma part, prendre le temps de prendre le pouls, écouter, observer et tenter serait plus juste envers cette ville dont l’image est souvent ternie par son « actualité ». Je ressens de profonds points communs entre elle et ma ville de naissance, Rouen, que ce soient l’importance historique de son passé industriel, son port, son passé ouvrier, cette Seine et cette idée de frontalité inhérentes aux rives.
J’aimerais ôter ces mots zones, limites et frontières pour rétablir la réciprocité équitable de ces rives. « Cartographier  » pour restituer, rétablir une image juste et précise, chercher sans thèmes classiques, rencontrer, me trouver en face, en être traverser. Présent, vivant, être un élément participatif d’un même lieu, de cette même cité, me mettre au rythme de cette commune, de manière naturelle le travail iconographique de mémoire prendrait forme. Un territoire possède ses caractéristiques propres, ses variables, mettre un visage, nourrir une image pour qu’elle soit honnête et pertinente, étayer la nature d’un espace urbain jusqu’aux détails. Signifier le ressenti, l’éprouver est une manière loyale de parler d’une ville. Une ville donne à voir et à entendre, j’aimerais me frayer un passage jusqu’à ses images et ses sons, m’ouvrir pour ressentir, m’inviter au voyage, ne pas m’y attendre, recevoir une forme de résistance, m’apercevoir d’une réciprocité, d’une entente. J’aimerais révéler congrûment les instants de vie, de partage, de partance que seront les miens avec cette ville. »

La photographie lui est parvenue alors qu’il avait quinze ans, en 1985, par le biais d’un appareil abîmé qu’on lui mit au défi de réparer. Il démonta cet objet. Il prit. Il a photographié, s’est senti à sa place avec ce boitier dans les mains. Plongé dans un constant désir de connaître et de maîtriser l’univers technique de cet outil, il a très tôt installé un labo chez ses parents, au « Lodz » du quartier de la Grand’ Mare à Rouen, ses accès aux connaissances artistiques sont venus de ses voisins, artiste peintre, enseignant aux beaux-arts, éditeur disposés, en retour, à le faire travailler.
Pendant les dix années suivantes, il a parcouru différents pays d’Europe grâce à des réseaux de connaissances artistiques acquis au fil de ses travaux, le fruit de ces collaborations a donné naissance à des commandes (Haïti), à des expositions en Europe de L’Est et en France. Au fur et à mesure, il a réalisé combien cette pratique le mettait en confiance.
– Dès lors, en pleine possession de ses moyens et avec ce profond besoin d’approfondir ses connaissances et ses compétences, il a nourri son œil en se frottant l’iris et le corps à un très grand nombre d’expositions.
Il a travaillé la photographie selon ses différents courants ou appellations, certaines formes se sont imposées notamment la photographie documentaire, le reportage mais aussi la pratique du portrait, les techniques du studio, le film photographique, il a, en outre, collaboré à différents projets transdisciplinaires pour enfin créer son propre atelier/Galerie Point Limite en 2013 à Rouen.
La spécificité de son travail artistique réside sur cette démarche pulsionnelle de la rencontre associée aux règles de la composition et au formalisme du cadre. La rue est une source perpétuelle où trouvent vie et mort des visages, des expressions et des masques.
Dans une recherche frontale, il saisit, prend ces traces, ces mouvements de vie à la fois inhérents à la rue ainsi qu’au rythme et au souffle de la ville.
Son univers photographique repose sur cette nécessité de la rencontre, de l’écoute de l’œil. Une scène de vie, la captation d’un laps de temps, l’expression d’un visage associée à une réponse- mouvement d’un autre corps, tous ces instants possèdent la même fragile solennité lorsqu’ils se produisent dans un lieu antonyme du « dépouillé », la rue.

La rue a sa propre ubiquité.
Ce décor omniprésent pourtant s’efface ou se retire, enfle, se gonfle, accroit et durcit. La rue est un lieu social et asocial à la fois car chacun peut y être seul sans ressentir le besoin de l’autre, y être par nécessité, par obligation, par humeur. Ressentir le besoin de présence de l’autre et être révélateur de pression, elle force et contraint l’homme au contrôle, laisse dériver, elle a la raideur de l’ultime terre, de l’ultime témoin de l’état d’une époque et d’une société.Sa démarche de travail est celle d’un passant « obturateur », la rue est une matière première très riche, son œil attend l’ajustement idéal. Le cadre d‘une rue connue ou non, la composition que suscite cet ensemble architectural.
Les enseignes et la visibilité publicitaire de certaines marques sont ces données à traiter avec différents degrés d’importance, corriger ? La présence d’un véhicule pourra susciter le désir de le contourner, l’évitement fait aussi parfois parti du jeu, le contexte oui mais l’époque, le spatio temporel pas nécessairement. La place forte est celle de l’humain, son décor essentiel et premier est cette rue. Cette rue a besoin de ces corps pour enfler et vivre. Son regard, instinctivement, se place, se cale, sur la force d’une face, le tour de force d’un corps, l’humain aux prises avec le dehors. Quelle importance revêt cette réalité d’extérieur, est-elle truquée? Il ne le sait pas et s’en détourne, les hommes mentent mais selon lui la rue nous poussent nus au regard sans égard.
Sa technique relève du noir et blanc, IL pratique le numérique essentiellement, alterne compact et reflex.

IN SITU/ l’homme dans son fil – Portrait du photographe Guillaume Painchault.

Photographie : ©Regard mouvant- Guillaume Painchault

Isabelle Pompe L. In Situ, l’homme dans son fil – Portrait , novembre 2015

Isalphisavatar

Who's that coming

A vouloir souvent cacher ses actions, on crée de la surprise.

Métiers et fonctions exercés

Garde d’enfant, surveillante, conseillère de vente, animatrice, photographe, formatrice, gérante, correctrice, relectrice, parolière, auteur, responsable de boutique, assistante mise en scène, en charge de la communication, correspondante, conceptrice, étudiante…

De ce fait, il est fort possible qu’on se soit déjà croisé.

Travaux collectifs

1993/2001- Écriture, écriture…..

2003 – Création textes sur thème imposé – Collaboration Béatrice Courraud.

2003/05 – Création pièce théâtre radiophonique- Collectif les 3 arts.

2005 – Correction et relecture

2009/11 – Création blog littérature et graphisme: le blog d’Ernest.

2009/11 – Diverses actions littéraires- Collaboration Pompe Virginie, comédienne et sœur.

2012/13 – Membre actif Compagnie Brigitte, participation projet « suivre ».

2013/ à nos jours – Membre fondateur et rédactrice collectif Ruhe, Le Cirque.

2013/2015- Tests présence numérique plateforme et réseau – Overblog,  We love words, Mumber, G+, WordPress.

2014 – Essai et pratique photographique en numérique et argentique.

2015- Exposition collective –Illusion Bestiaire– Mairie annexe Rouen/ Point limite

2015/2016- Work in progress digital – TAPKU– Plateforme Tumblr- Photographie- Travaux sur Portrait fictif, autoportrait et personnage au féminin

2016- ExpositionInterzone – Carte blanche Photographie et artistes invités: Gaspard Lieb( dessinateur, graveur) Hubert Michel ( compositeur) Les Fantômes (artistes musicaux) Point Limite- Rouen

Actionnariat littéraire et volontariat

Textes apocryphes, avatars divers, ce depuis une forme d’origine, 1987, création de personnage, costumes et ambiances. Solidaire et engagée à ne plus me mettre un terme depuis 2009.

Verbes d’action pour nécessiteuse:

Écrire, lire, se faire l’oreille, coudre, chercher.

Patronyme

Sans faire de faute, devant M, B, P, un M il me semble, Pompe, ainsi cela s’écrit, sans jeu de mot et autres vulgarités, Merci de respecter mon père.

Récapitulatif:

Née en 77, timide et sans grande confiance en moi, ce, avec une flippe viscérale du monde, je me mis, disons tôt à créer, peu douée pour le dessin, perturbée par les avancées spectaculaires de certains, je me décidais à avoir d’autres aspirations. Dotée d’un fort esprit de persuasion et autres applications, je me lançai au service du rire des autres, sans autre considération, mon action la plus sérieuse est celle d’écrire, pour le reste, je ne suis pas dans la course.

Bien à vous.

portrait rouen rive droite isabelle pompe

Avatar

endormieaurenard

AVATAR,

« De combien de torchons me suis-je servie, sous ces morceaux j’ai adressé, pris, point d’imposture à mes échanges, je ne pouvais pas, j’ai tout d’abord porté l’uniforme, le cheveu épais, tiré, la silhouette juchée, j’ai engagé des conversations qui n’étaient pas des dialogues, que cela soit ma photo sur trombinoscope ou sur profil, j’ai usé d’avatars. Aucun abus de faiblesse, j’ai forcé le trait, pris le travail, me suis levée, me suis tenue, debout, devant ces gondoles, ces têtes, ces ilots de fortunes où aucun amerrissage n’est à priori prévu, de ces stands électriques, de ces fards éteints, j’ai fait ce chiffre tant attendu, j’ai donné de la voix, maigri, vêtue de cette image de femme, j’ai laissé. Après ce règlement de compte personnel, de ce magasin immense, je suis sortie, ai tapiné ailleurs, dans ces lieux de rouge, à mon départ final, je l’ai vu, là, ne suis point revenue en surface. Cette année de suite, après l’avortement de poursuite, j’ai pensé à mes racines, à mon sol, à cette mutation. A cette ville sophistiquée j’ai apporté la terre, une entorse peut-être, j’étais cette personnalité, cette identité physique à cette morale, quel temps fou passa. Un embarras sur mon portrait, pas de signe distinctif, la faillite de l’entreprise emmena la clé, à cette clé était adossé, alité les biens de mon toit. Mes cartons d’avatars plein à craquer sont venus me rendre visite en ce mois passé, sous mes torchons, mes rides, sous ma terre, mes mains. Je prends, j’entame ce sol, étranger et meuble, je vois mes plants, sans m’indigner devant ce pied du mur, ni je ne compte, ni je ne prie, je construis, élabore, étire, à ce feuilleton littéraire, je donne cet air, quand les murs tombent, quand les dossiers séjournent, je pose mes peintures d’or, mes sons brillants sur les traces de mes avatars neufs. La voilà drôle cette idée de démasquer, à cette origine, je suis suspendue en effet, mon nom est ma cachette secrète, que pourrait-il bien vous dire, à qui s’adresserait-il, encore que, je n’ignore pas, j’ai scindé ces mondes tant de fois, un refus d’apparaitre, de me montrer à visage nu, donner peu d’informations, oui, Artopolis, 1996, Mlle Spritze et ces noms, ces titres, j’ai conçu mes techniques identitaires. De ce nom véritable, j’avais peine à signer, de cet identité de papier, de CV, je ne voulais pour auteure. Des jours entiers, j’ai dessiné, reprisé, regardé, de ces formes de livres, je me suis parée, de ces œuvres, de ces fragments d’éternité je n’ai plus souhaité me départir. De ces disparus, je porte le nom, alors, ai-je dis lorsque j’ai su que l’on me nommerait, dans ce vrai radical, je veux bien puisque cet espace nouveau est mien et que de cette nouvelle ville je suis résidente, alors, soit, que mes avatars prennent et me donnent cette couleur de vie, qu’ils assomment, transpercent cette cloche, ce nom si dense à porter, ce nom de père, ce nom de frère, je suis.  »

Isabelle Pompe, conceptrice, auteur de Ruhe- Le Cirque.

Rebuilt

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Isabelle Pompe L. Entretien.

Rebuilt rentre dans le cadre d’un éclaircissement nécessaire à la compréhension,
des écrits, des mots, un qui suis-je, à travers ces questions qui m’ont été posées par un ami musicien de longue date.

On se connait bien, mais que peuvent bien comprendre ceux qui te lisent à ton rapport problématique à la trace ?                                                                            

IPL : Cacher, craindre les questions, éviter la confrontation structurelle du coller,
je ne colle pas, inévitablement à la réponse formulée, je saisis et retiens ma phrase,
je ne peux dire quoi ou qui, je ne souhaite pas laisser de trace, visible,
rester indéfinissable est prétentieux mais je suis ombre et c’est très bien.
Lorsque je crée des personnages,je n’aime guère les précisions, trop de limites,
trop de pourtours, flouter permet plus d’erreurs.

Ton visage, ton exigence, ton corps dont tu parles si souvent, qui te sert de machine  à  explorer, à fouiller, ta voix ?  

IPL: J’aime chanter, j’aime danser aussi, ma face, oui, je peine avec elle, difficile à appréhender, une gueule classique, pas sauvage, pas cassée. La photo acte et je n’aime pas trop « acté »  ma présence, j’ai œuvré quelques temps dans l’accessible, dans la mise à disposition, je parvenais avec difficulté à composer avec la perception  et dans le même temps j’aurais aimé qu’on me guide, comment faire avec cette face-là. Mon corps, oui, machine et ami, il me permet, me donne.

Tes origines, ta famille, sujet sensible mais que dirais-tu à qui es-tu ?     

 IPL : Originaire, je ne comprends pas, je suis citoyenne du monde, je viens de là et de cette terre que je ne connais pas mais que mon corps reconnaitrait. Le sol, la terre sont les seuls éléments que je prends en compte, je suis alliée, solidaire et amie du sol. Aucune opposition entre sol et sang, mon sang est sacré par une famille ensanglantée, meurtrie par la perte, mon sol est notre vie. Sujet sensible, j’en conviens.

Dans l’adversité on apprend, toi qui refuse la facilité, qui préfère te précariser si besoin est pour préserver ta liberté ?     

IPL : La notion de risque est très développé chez moi, je joue, je réajuste, je reconsidère sans cesse ce qui me prive et de quoi, ce qui prime est protégé, écrire est par conséquent au-dessus de toutes lois sociales même si je peine à produire et qu’il me faut 10 jours pour ruminer un morceau de texte quitte à le jouer, à le reprendre en direct 100fois, c’est le plus important, je sacrifie et j’ai sacrifié pour avoir ce droit.

Une dette, envers tes auteurs parents, tes auteurs fondateurs ?     

IPL: Comme il y a dans une vie des personnages clés, il y a des coups de dés qui prévalent, des choses à faire, j’ai une dette infinie envers ces auteurs qui m’ont conduit là où j’ai compris la teneur de la liberté, mesurer est impossible, ne serait-ce qu’apercevoir le pouvoir de l’imaginaire et tous les plafonds que tu transperces, toutes les distances que tu fais fondre et la difficulté physique d’écrire, la mise à mal, ils m’ont donné l’accès, le chemin.

Parcours, pourquoi la perte de la foi en l’école, pourquoi disparaitre de cette route?   

IPL:J’étais très bonne élève enfant, adolescente aussi jusqu’à ce que je redouble ma seconde et que l’année de mon redoublement je perde mon père, la vie m’a convoquée d’une manière unilatérale à la reconsidérer, maintenant, m’a-elle dit, tu feras avec ce que tu viens de voir, je l’ai vu mourir, j’ai résisté à cette rupture pour parvenir à achever ma terminale puis j’ai refusé de me soumettre à l’examen du bac, je n’avais plus aucun égard vis-à-vis de l’école. Ce n’était pas ma logique.

La musique, elle tient une immense place il me semble, familiale également ? 

IPL: Un père mélomane, fan des stones, de Rock, de Blues un frère musicien, guitariste, un père qui aurait rêvé d’être batteur, une sœur, comédienne, grande passionnée de musique, de Jazz, de Reggae, un grand-père paternel admirateur de musique classique, oui, la musique c’est sanguin chez nous, une transmission obligatoire. J’écoute des univers, des sons, la musique au cinéma, le classique, Bach, Beethoven ont été ma dope si je puis dire, la dose musicale est vitale, je ne peux pas écrire sans musique, le Rock oui mais cela devient très difficile car c’est un territoire sacré désormais, les Stones c’était le lien entre mon père et mon frère qui ne pouvait plus écouter Rory Gallagher, trop paternel, tant ça lui faisait mal et Led Zep c’était mon père, mon frère et moi, d’immenses chanteuses aussi…La musique c’est très intime, trop, c’est un souffle de vie, de mémoire indispensable et absolu.

Tes textes, tes mots, et tes personnages flous?   

IPL:Je ne sais pas décrire ce type d’écriture, je ne suis pas roman, poésie, théâtre, etc..
Écriture contemporaine, pourquoi pas, c’est une action qui nécessite une rudesse, qui fait mincir, qu’il est très difficile pour moi d’expliquer, je ne peux pas appréhender ni délimiter, je ne sais pas ce que je fais, par peur d’altérer, je ne ferme rien, autorise, permet. Une recherche de terre où le sens du sacré est très présent.

Tu maintiens en quelques sortes l’inaccessible, l’incompréhension?   

IPL:Cela a été une vraie guerre de parvenir à m’affranchir de cette empêchement d’écrire, de ne pas considérer cette terre comme viable et potentiellement porteuse d’épanouissement, de la limiter parce qu’elle est très casse gueule et puis forcer c’est avoir confiance mais dès l’instant où j’ai compris que lorsque je quittais ces espaces de travail, disons limité, je me mettais à écrire, une nécessité et un réflexe. Je suis manuscrite par nature, j’aime la langue, les lettres, les mots, cela n’a rien  d’inaccessible.

Fierté?      

IPL:Je suis fière d’avoir eu le courage de quitter, de reprendre, de me sentir dans une responsabilité quant à mes choix et d’avoir été victorieuse de certaines situations. Il existe peut-être des mondes où je n’avais rien à foutre, des métiers où je n’étais pas à ma place, mais cela m’a permis d’être et d’occuper des postes d’observations stratégiques nécessaires à la compréhension des relations humaines, la hiérarchie il faut la côtoyer, le racisme social, les castes socio professionnelles, l’entre soi, il me paraissait nécessaire de me confronter au plafond de verre que l’on place naturellement sur les gens qui n’ont pas le niveau scolaire leur permettant de soi- disant devenir.
Devenir, quoi?
Est une question essentielle, cela peut être aliénant de devenir, de monter, de gravir, et dans le privilège, y’a t-il du plaisir, de la récompense éphémère tout au plus.Savoir se battre me semble plus noble c’est vrai, je méprise la facilité, manquer permet d’avoir une autre route, partir défavorisé me semble plus audacieux, une plus grande leçon de vie. J’ai privilégié le risque parce que les cursus sont nécessaires mais quelles déformations humaines! Une façon de maintenir, de matraquer le désir de vivre.

Libre arbitre, quand tu nous tiens….       

IPL:Je ne peux que parler de mon chemin, de mes choix, d’où je viens, de la complexité qui est la mienne et des efforts que cela continue de me demander, de l’exigence personnelle que je maintiens en moi, un respect. J’ai conscience de notre interdépendance, du principe de société, j’ai fréquenté des univers professionnels, des strates de langage, des codes où les gens semblaient se sentir sécurisés par ce qui leur ressemblaient, je préfère ne pas chercher, je m’adapte, découvre, la seule considération que l’on peut faire de moi c’est que je sois une femme. Parfois c’est demander l’impossible, je sais, un vrai acte de rébellion!

Difficulté, combat, se battre?         

IPL:Un vocabulaire qui a de l’allure il est vrai mais la vie est trop puissante pour qu’on ne lui permette pas de s’exprimer. Savoir se défendre, avoir de l’audace, du courage, vite dit, possible si on considère avec une stricte justesse, ce qui n’a rien d’antinomique, son parcours et ses choix. Avoir confiance est un corps qui a le pas lourd, il avance car il est stable, il s’entend.

A quand en concert?   

IPL: Un jour, j’aimerais.

Quittons nous en musique, on écoute quoi?     

IPL:Les Stones, hommage obligatoire à mon père et à mon frère.

Entretien dirigé par Jerry C. musicien, fondateur et compositeur, Septembre 2014.
Crédit photo Ruhe- le Cirque Octobre 2014 Rouen.