ODC – 2018

Un nouveau projet photographique s’installe tranquillement depuis quelques mois déjà. ODC, c’est-à-dire l’Ordre Des Choses ou encore l’Ordre d’Echose qui serait alors un personnage, bref, quelque chose de narratif se prépare pour 2018…

cover ODC

Bien à vous,

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Le quai de ma gare

Le quai de ma gare.

Strates de phrases extraites des mots de nos auteurs.

« La fumée d’une épave cigarette émane dangereusement de ces pores entrouverts, un air en morceaux chasse la chaleur inhérente de l’homme, qui, attendant son train, cède.
Il se ment, se perce, une cheminée dont la voix erronée tousse la vulnérabilité de ses pieds, évoque, enrouées sont les informations du jour, l’homme s’est trompé de quai.
Il n’est plus question de choix, place, semble annoncer l’organe, au syncrétisme, le train, éventé,
sacralise le laid, des pions se posent, se dispersent, l’homme, réfuté plus tôt, s’asphyxie.
Abusé par ces rails, l’air se décompose, meurtris par la digue, alourdis par les accessoires, les pas se mettent à genoux d’être, en être aux valeurs défigurées, les heures directionnelles relatent un passé narquois.
De ces quais de fatigue aux endommagés abris, l’homme s’accorde la traverse, il fuit de toutes parts et tombe sans grâce indolore sur ce sol fleuri, la terre de l’homme dont on suit le moisi transperce ces pieds de feu,
il fait bleu bitume ici, sur cet air du roturier repos, lui, le pèlerin qui, ce jour, brame le béton, regarde cette allée bifide de voies, elle raille et souffle sur les plaies, chaque jour, presque, à chaque fois.
Contusions du corps, phares étrangers, fumisterie du coin, l’homme s’évente à de mortuaires émotions, sa prairie de tôle lui tient les gravats, un autre train désormais assure sa protection aux flagrantes déceptions, l’homme et son offre indélébile perd son impact et, par ce dernier geste, profane, son moi, il monte, dans ce soleil profond d’absence, s’enferme pour qu’aucun ne puisse franchir son saint territoire de l’imminent présent. »

Alpha

Alpha, lettre I.

Alpha, Alphise, fille et moi, me manque, en proie, d’appel, de couleurs aux tons, de bruits aux voix, surnom, sus dit, sans, à moins que de vouloir sottement je ne sois pas sous cette contrainte titubante de tomber, ploie et relève cette tête car de peu il ne s’agit aux frais de ta visibilité, déroge sans déroute à cette filiation, être en demande te nomme, puisses tu agir en leurs noms, toi apparat au figure de traits, en airs de ressemblance, démontre, appuie toi sur les actions certaines de ces fantomatiques émergences, souriront, victorieuse fut le dit, révoltée pour lui, à ceux dont les voix sont éteintes, porte les membranes de ta famille là où le temps te laissera aller.
Qui chasse derrière toi, sous quelle coupe et de quelle taille sera ce couperet qui verra ta tête tomber à son tour, ne t’imagine pas, ne sous-estime pas tes actions de vivantes portée par la puissance de leurs cendres, elles ne s’arrêteront pas ici, en ce règne de traces, rappelle-toi à leurs peines, invite leur paix à te soutenir, combien d’arbres verront pousser les racines de tes poussières, Combien de jour reprendront leurs souffle dans ton air.
De ce 16 deviendras –tu cet hiver, de ces lieux futures qu’il te reste à choisir, retiendras-tu ce N, n’en déplaise à ceux resté ici, peut-être crois-tu bien faire, il semblerait que jusqu’ici tu l’as pensé, bien trop pensé, à cette mort soudaine t’es-tu trompée, en ce sens où est-ce bien ici qu’ils veulent se retrouver ?
A cette heure tu ne sais plus très bien, à ce prénom accrochée en syllabe, tu ne cesses d’y revenir, en souvenir, le matin, ces visages, ces boites, ces antres de symboles où trop de fleurs contre cinq, tes oreilles attendent la nuit pour voir dans tes yeux ses images, tu peines à y croire et te demandes s’il ne vaut pas mieux un déni, tout en sachant plus que nul autre, que pareille conduite ne serait pas la bonne alors, si tant est que cela soit possible, tu essaies de ne pas trop revenir dans cet arrière terrible où tu as bien trop vu mourir.
Qu’on t’enlève les tiens ne prendra pas sens, que de celui que tu connais peut-être le moins bien tu sois peinée, que te reste-il pour te le rappeler ?
Bien peu, de là surgissent ces photographies invisibles depuis cinquante ans et rien n’est fait pour te faire oublier l’importance de ta partition dans cette famille. Sur tes épaules pèsent de lourds souvenirs de défunts désormais, les plus récentes rencontres ont disparu pour laisser place à cette nouvelles vision, tu es celle parmi ses trois qui doit.
Porte leurs voix, tient ta place en estime.
Point de monarque, bien peu de visibilité mais le sacre des cendres a bel et bien commencé et c’est à toi que reviennent certaines décisions.
Pense à ces années où le sujet était assourdi par ta colère, fait honneur, à l’impossible est venu se joindre l’horreur encore cette fois, prends et donne toi cette place, pas d’ordre, pas d’irresponsabilité ne sera toléré, à nouveau tu dois trouver une écriture à ta loi.
En cette tristesse de début de loin, tu ne veux plus entendre ces démons te dire combien tu avais besoin d’aimer pour survivre à celui-ci et maintenant combien ce lien qui peut-être est d’une fictivité totale semble te tenir à cœur, tu cherches ce frère, tu penses à cet homme, et ce père où est-il, qui plus que celui-ci, cet étranger que tu as chassé par jalousie et mauvais caractère, tu as piqué de ton règne son esprit.
Souhaite le meilleur à celui qui te tient dans cette estime féconde, pense à cette foi qui te permettra de soulever ton corps bien d’autres fois. Garde cette confiance placée en toi, cette tête réfléchie, ces possibilités narratives te permettront de poursuivre cet étrange voyage.

Vos possibilités de retrait – 1

1ère partie.

«Je suis employée dans une petite structure.
Je positive chacun de mes mots à son égard.
Je mets en avant notre façon de travailler.
Je suscite la compréhension auprès d’eux.
J’éveille le respect.»
Oui, nous travaillons en petites séries.
Elles sont fabriquées en France.
J’évoque des thèmes chers à notre nation.
Famille, tout le monde sait. Le petit est proche.
Son intimité suscite l’indulgence.
J’effeuille la solidarité.
J’évoque l’entraide.
Je fais rêver parce que je suis la narratrice d’un monde perdu au charme merveilleux.
Le travail, dans le respect et la bonne ambiance des rires échangés, est une inestimable publicité pour cette société.
La facétieuse famille soudée alliée à l’exigence et au savoir-faire, en d’autres termes, vous avez de la chance de nous croiser ici.
Je fais appel à mon instinct de transformation. Le pire est meilleur.
Je ne dis pas la vérité.
J’omets, dans l’intérêt de l’image, de vous parler en toute honnêteté de notre condition de travail.
Je suis sous les ordres d’une femme en cours de fabrication.
Sa considération souffre d’un manque d’organisation dans la formulation de ses ordres.
Nous sommes un personnel immigré ou stagiaire.
Pour nous-mêmes, il convient d’officier du mieux que nous le pouvons.
Ne serait-ce que pour ne pas lui ressembler.
Sans nos qualités professionnelles, elle n’aurait pas de légitimité.
Nous sommes remisés à ce jour absent de tout calendrier.
Au pied levé et toujours disponibles, il convient que nous soyons.
Chaque fois je m’indispose parce que j’entends «nous avons peur».
Les bouches closes ferment nos oreilles et aucun bruit nous ne faisons.
Aucun signe de mécontentement nous ne manifestons.
Je n’ai pas pu m’y soustraire.
Poursuivre sans dignité m’est interdit.
Mon corps, rongé, ne m’a plus permis de me rendre.

CV à gratter

pour blog

« Créer contre le nominatif, réceptivité aux bouches ouvertes, sagacité de proposition »

Formation

De l’impérialisme respect, Créativité cartographique, Actions solidaires en soutenance.

*Concepteur: Accord de mains tendues, Réaffirmation de volonté

*Auteur: Le corps du Droit, Remise à jour quotidienne

*Auditeur: Construction d’ouverture, Désenlisement du sol

*Réceptacle: Ouvertes aux dialogues de rues, Sympathie démocratique

*Émetteur: Réappropriation d’espace, Oreilles aux aguets.

Expérience Professionnelle

Nous sommes notre propre profit,

Notre langue est sauvage,

Notre terre est vaste.

Demande à gratter: Offre, candidature, motivation,
absence de réponse, entretien, convocation, démarche
Cartographie de la désignation : Titulaire, diplôme, affiliation, secteur, compétences, parcours, C.V.
Questions en larmes : Défaut, qualité, pourquoi vous ?
Votre force ?
Réponse à scier : Exigence, rigueur, pragmatisme, performance, taille humaine, instabilité, challenge.

Divers – Directives- Lignes graphiques

Vocabulaire à faible utilisation de bouche et de conscience :
Indépendance, Justesse des perpendiculaires, défense,
le péril des hommes en proie aux organismes, la radicalité tue le partage,
le manque de courage nous oblige, l’urgence nous saigne.
Vocabulaire en lumière : Vivre, à l’aveugle,
consommer, réussir, place, fonction, titre, mincir, oublier, ne pas voir, remettre.

Sujet ouvert à discussion.

blog 2

Ruhe- Le Cirque.

Le a privatif de Denis

Le a privatif de Denis.

A la lecture d’un article du 30 mai 2014, une critique de Fabienne Pascaud en provenance de Télérama,
je m’agite. Je me permets de reprendre son texte en omettant certaines précisions:
«Depuis le spectacle et le film qui en fut tiré – les Garçons et Guillaume à table ! – on savait le sociétaire de la Comédie-Française Guillaume doué pour les rôles de travestis. N’y interprétait-il pas superbement sa propre mère, grande bourgeoise émancipée parisienne ? Déception. Même mis en scène à grand renfort de spectaculaire, de lumières « clair-obscur » et de lourde musique opératique, il n’est jamais la Lucrèce imaginée en travesti par Denis. Pour la mère-monstre imaginée par Victor en 1833, pour cette débauchée meurtrière qui cherche vainement à retrouver sa pureté dans l’amour fou (et ambigu) qu’elle porte à son fils, il eut fallu une Phèdre matinée de Médée ; une tragédienne au corps incendié, à l’âme cramoisie.
Hors norme et énorme. Pourquoi donc avoir choisi d’incarner cette femme capitale par un homme chétif, comme timide, qui l’interprète en matrone bourgeoise bien élevée avec force battements de cils de biche effarouchée, et autres regards alanguis et paumés. Sa propre mère encore une fois…Les femmes font-elles donc si peur à Denis qu’il faille en confier l’interprétation à des hommes ? »

Le sujet, je l’entends, est une pièce de théâtre jouée au français par certains de ses acteurs
et mis en scène par un certain autre. Au pluri, on ajoute, au pluri, on ne médite.
Bref, ce n’est pas la première fois que je lis le ras le bol des lecteurs de téléramunch
(c’est ainsi que je l’appelle) quant à l’omniprésence de Denis, les guillemets ou les deux points.
Dans ce dédale de partout, jusqu’ au sein d’une librairie d’un à côté de chez moi que je ne nommerai pas, il s’est rendu pour son dernier livre, il est, il est un homme plutôt tourné vers une occupation de sol, un martellement de soi que je n’approuve pas vraiment.
Excusez l’adverbe,sur les ondes, sur les routes, dans notre paysage du quotidien, il joue, lit, met en scène, écrit …Il est ce pluridisciplinaire, soit, mais c’est son omniprésence qui boursouffle mes yeux et oreilles, je devrais dire nos yeux et oreilles, nous sommes en nombre, là, à chahuter, à donner des coudes pour dire, oui, ras le bol.
Qui plus est, l’ interrogation de l’article sur la misogynie, qu’en fais-je, qu’en faisons-nous ?
Et Hugo ? Et lui, déjà que je n’étais pas parvenu à le supporter lors de cette lecture d’un texte de Beckett à l’Odéon, ce n’est pas un virtuose comme l’a qualifié un de ces amis en lice actuellement pour prendre de hautes fonctions d’administrateur, d’ailleurs, souvent associés ils sont, ce n’est pas le problème, puisqu’il y en a un, c’est une question d’égo ?
Un problème de fond, à cette époque où le formatage et l’ identique font rage, les mêmes visages aux endroits, le même homme devant, en dedans ou presque, effrayant, ce n’est pas une soif de travail ou alors un rapport maladif au travail, une estime de soi manquée, une mésestime, une forme de malhonnêteté car se surestimer ou se sous-estimer, comme le disait Doyle, c’est une forme de…vous l’aurez compris, quant à sa misogynie, il est vrai que Gallienne, je ne l’aime guère alors je ne vais pas me fier à mes entourages, mais je ne comprends pas pourquoi, pourquoi un homme pour Lucrèce, pourquoi Gallienne pour Borgia.
La comédie, où Racine brûlait sous les coups assassins de Murielle et où on saccagea Shakespeare (Hamlet – Dan Jemmet), est affairée actuellement à son changement de tête.
Hamlet, il jouait le rôle titre, je n’ose le citer car je voudrais et nous sommes plus d’un à vouloir, apporter un a privatif, adenis, voilà. Sans, est-ce possible de faire sans?
Je le demande à Radio France, aux festivals de cet été, de partout et d’à côté, de loin, de saison, peut-on faire sans Denis? Son monde est homme pour ce Lucrèce, son équipe manque de courage à ce que je lis, certes, je n’ai pas réussi à m’y rendre, je suis aux bords de ce bout, fatigue, surplace, oui, ils sont dans ce chez eux que je ne veux plus déranger, ils errent dans cet espace qui n’est plus un lieu d’expérimentations.
L’exigence, je lisais cela quelques semaines plus tôt, qui soutient qui, de quel vase clos il s’agit, un territoire, qui n’est pas même, si d’usage, méritoire, est ici souteneur, mais nous, spectateurs, lecteurs, promeneurs, auditeurs de radio,
n’avons-nous pas le choix, et ces endroits, lieux, espaces de représentations occupés par ce même sol, cette même voix, une valeur sûre, une plaisanterie, et de cette adresse place Colette, à l’issue de ce Lucrèce, qu’en sentons nous ? Nous, ici, entre ce R et ce P, nous sommes les voix du A, nous demandons à être sans,
nous acceptons d’être privés et aimerions passer une année, osons, de vacances avec adenis.