L’ emploi du temps

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« Le crépuscule me permet encore d’apercevoir au travers de mes vitres  le mur de briques sur lequel la lune se lève de l’autre côté de Copper Street, ce mur qu’il n’est possible de voir vraiment, en dehors de quelques éclairs, de quelques brefs instants de grâce, qu’en mettant en œuvre toute une immense machinerie mentale afin de démonter ta pesante complexité confuse, Bleston, qui nous englobe et nous sépare, ce mur et moi, ce mur qu’il me faudrait pulvériser pour en extraire tous les germes que j’entends bruire dans ses briques; le crépuscule pour quelques minutes encore me permet de l’apercevoir et de m’en nourrir…. » Michel Butor/L’emploi du temps.

Conception Ruhe – Le Cirque.

La femme mérinos

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« Je présume que cela n’est pas vrai, -ou bien que cela est arrangé.-Vous me direz d’aller y voir…Je n’ai pas besoin de me rendre à Meaux! -Du reste, les mêmes choses m’arriveraient, que je n’aurais pas l’aplomb d’en entretenir le public.Et d’abord est-ce que l’on croit à cette femme aux cheveux de mérinos? Je suis forcé d’y croire; et plus sûrement encore que par les promesses de l’affiche.L’affiche existe, mais la femme pourrait ne pas exister…Et bien le saltimbanque n’avait rien écrit que de véritable. » Gérard De Nerval/ La femme mérinos.

Conception Ruhe – Le Cirque.

Nous aimons les mots et les dimanches

Connaissez-vous la plateforme, pardon la communauté, We love Words?
De notre côté, nous y avons installé un espace de représentation depuis juin 2014 à l’adresse suivante:http://welovewords.com/ruhe
Nous tenions à rapporter ou à dire que de ce lieu, en cinq mois, où nous n’avons pas participé aux concours pour les raisons que nous évoquerons ensuite, nous avons rameuté pardon pour le verbe, au total, à ce jour, 361 lectures, 1 note: la 4.0, 4 commentaires, nous avons 7 abonnés, ce qui est, vous en conviendrez, énorme en 5 mois de présence mais ce n’est pas faute de les avoir cherché car nous nous sommes abonnés à 39 confrères et consœurs auteurs.Petit ratio lecture: 1% de retour, ratio retour abonnés: 5.5%, 72.2 lectures par mois soit 2, 4 lectures par jour! Attention, ceci est notre cas particulier, nous y avons installé nos billes avec notre nom à coucher dehors, en précisant les actions suivantes:

  • Lecteur
  • Auteur
  • Écrivain
  • Auteur de théâtre
  • Poète
  • Blogueur
  • Rouen, France

Ceci explique peut-être cela. Aujourd’hui, afin de préserver la visibilité, disons le, de notre travail, sur le net, nous y laissons « mourir » ou presque 9 de nos textes. Pourquoi? Nous avions tout d’abord mis en exclusivité 5 textes en plus des 8 autres.Attention aux certifications…Bref, ce n’est pas tant l’enjeu que nous n’avons pas pleinement saisi, attention à l’adverbe mais cette vitrine laissent ensemble, à ce jour, 68077 textes et 19389 auteurs se livrer bataille.Quel enjeu, quel but? Il n’y a rien de féroce mais l’océan de production navre plus qu’il ne (ré)conforte.Les concours ne nous ont pas encore inspiré, cette fois-ci c’est une parution dans le VSD qui est donné en carotte: tendances 2013-2014 pour les ventes de VSD

2013-2014 2013-2014 vs 2012-2013
DIFFUSION FRANCE PAYÉE 109 546 -11,23 %
DIFFUSION TOTALE 115 468 -11,49 %

Source ici: http://www.ojd.com/Support/vsd

Le VSD est un magazine, concours de chronique musicale, c’est un article qui nous est demandé, une écriture journalistique a ses techniques même si c’est un portrait en quelques sortes puisque le sujet est: « votre chronique d’album mythique », je ne suis pas chroniqueuse.Avec ce concours presse, débuté ce jour de 18/11 et clôt le 17/12 « Et qui dit album mythique, dit chronique de haut niveau : votre titre devra être accrocheur, le style enlevé et rythmé, et votre angle original ! Le plus inventif d’entre vous, celui qui saura le mieux mettre en valeur l’album de son choix, gagnera une publication dans le  magazine VSD !

Sommes nous les substituts des journalistes à la mode des correspondants de presse?

Qui dit gagnant dit badge, les 10 finalistes auront droit à celui de chroniqueur musical…Parfois, il nous arrive de repenser à l’expérience de Raphaël Metz de la revue le Tigre ici :http://le-tigre.net/ et sa candidature pour le journal Le Monde. Peut-être devrions nous?  Nous n’avons pas envie de calibrer, de considérer un cahier des charges, peut-être ne sommes nous pas talentueux mais quel est le public de cette surface littéraire gonflée à bloc aux stratégies marketing?Les questions subsidiaires subsistent: Qui ne l’est pas, qui lit quoi, qui lit qui, qui note qui, qui vous suit, qui est collé, qui est parti et pourquoi avons nous besoin d’eux? Quelle efficacité pour nous, travailleurs du texte si j’ose nous appeler ainsi? Quel est le pragmatisme, parlons commerce, parlons business, qui est au profit de qui et à quoi servons nous?
Cet espace dédié aux auteurs vend, avec ces concours, des auteurs et leurs produits et non des écrits,  devons nous écrire à la sauce publicitaire? Des slogans, des accroches, ah, communication….C’est une question mais prenez le temps de consulter cet article de l’Express du 28/09/2013:http://www.lexpress.fr/culture/livre/we-love-words-la-plateforme-pour-auteurs-se-recentre-sur-la-creation-publicitaire_1285232.html
« La plateforme communautaire a donc décidé de se recentrer sur les contenus pour la création publicitaire « à 80% », nous explique We Love Words, contacté par L’Express.fr. En clair, les textes sur la plateforme communautaire sont majoritairement proposés à des marques ou des médias (Michelin, L’Équipe etc.).
Alors, nous avons croisé des profils, peu ou pas rempli, des visuels, et oui, on se prend au jeu de la visibilité restreinte facilement, des avatars plus ou moins bien réussis, du travail, du bâclé et des coups de gueule aussi mais en dehors, hors les murs et frontières de la dite communauté:  » Je vais vous parler du site communautaire We Love Words. Si vous ne connaissez pas We Love Words, apprenez que derrière ce nom anglais se cache un site français où les « auteurs du dimanche » (dixit une formule d’un des fondateurs) peuvent publier des textes courts et éventuellement payer pour les faire « certifier » (sans commentaire)… Ils prétendent représenter rien moins que la communauté des auteurs ». Source ici:http://les-spectres.ze-forum.com/t50-We-Love-Words-site-communautaire-un-peu-louche.htm
Peut-être serons nous censurés à notre tour, si nous le citons, lorsque nous cliquons sur son article: Réponse du site: « Vous êtes perdu? »

 Le site du Calcre: http://www.calcre.com/ et  surtout ici: http://www.cosecalcre.com/accueil.htm
Donc, nous les auteurs du dimanches, nous avons appris que grâce à cette visibilité noyade, nous ne pouvions espérer un taux de retour supérieur à 1%, alors qu’allons nous faire? Est- ce un problème de  jeu? Nous n’avons pas joué, participé. Produire, alimenter le goinfre, comme un de nos abonné, qui est à son 1162 ème texte, tout va bien, nous est impossible, nous ne l’attaquons pas, mais confier ainsi son travail, disons autant de travail à une plateforme publicitaire nous semble dangereux, question de confiance, peut-être que lui  se plait à provoquer le système en quelque sorte, il occupe un « gros » espace, gratuitement, il a d’ailleurs un badge, celui de « d’auteur toujours réactif ». Badge, culture du badge, on en veut pas de cette reconnaissance, qui êtes vous pour nous donner des badges? Pour qui vous prenez vous pour vous imaginer être à même d’en donner? Les bons élèves? Sommes nous à l’école et recevons nous des bon points? Déjà  que les lecteurs nous notent, nous saquent peut-être d’ailleurs sur quelle base et comment faire grimper ou fléchir notre travail? Serait-ce la France et sa culture de l’excellence? Nous sommes tricards sur We love words, nous le valons bien. Chacun fait ce qu’il veut sauf que, sous peu, nous irons mettre notre clé sous notre porte.Celle qui nous héberge, appelons là notre logeuse, ne nous sied pas trop au teint, nous viderons nos étagères, nous avons déjà commencé puisque nous avons supprimé quelques textes, nous n’espérons plus guère de lectures car sous ces piles de textes comment nous trouver? Que cherchons nous, nous lecteurs, dans cette vilaine file indienne du dernier, tout dernier, classé par genre, classé pour quoi et par qui? Nous nous mettrons en indisponibilité car dans cet annuaire, nous n’envisageons pas d’y laisser trainer nos plumes.
Ici, sur wordpress, nous avons sorti des textes et des réalisations photos, les retours se font davantage sur les images que sur les mots mais au moins ici, nous sommes pleinement, attention à l’adverbe( nous surveillons forcément nos contenus) chez nous.La censure est présente chez tous les auteurs, du moins, il nous semble.Il en est d’une autre communauté qui s’invite, par association d’idée, dans nos esprits, MUMBER. C’est une communauté rouennaise à l’origine et non à la base, nous qui venons, pour la plupart d’entre nous, d’arrimer sur cette ville, nous trouvions cela intéressant, créer une communauté réelle/Virtuelle de créatifs, toutes activités confondues, nous n’aimons pas l’idée d’ appartenir à une caste d’auteurs, nous les avons donc rejoint, avons choisi notre numéro, puisque Mumber c’est la contraction de Member et de Number…Nous avons rempli notre profil, même si les books ne sont pas très pratiques pour parler de son travail, nous avons présenté les nôtres. L’idée ici ce n’est ni de tuer ni de critiquer gratuitement mais de réagir, car de cette inscription nous avons demandé en amis, et puis quoi, nous devons poster des commentaires?Attendre les nôtres, nous n’avons pas facebook (contrat résilié tant bien que mal en mai 2014) ni Tweeter, alors nous avons l’impression suivante: Serait-ce encore un concept qui aboutit sur du vide? serait-ce la compression des égos les uns contre les autres ou l’impossibilité de communiquer à savoir d’échanger qui empêche là aussi, Mumber, de sortir du piège de l’espace clôt ? Ou la structure, dans son ensemble, peine-elle? Les boosts? Les créatifs, eux-mêmes avec cette histoire de boosts sont mis en concurrence, naturelle? déloyale? Ou actuelle?
ici, notre profil: http://www.mumber.me/1329
Peut-être sommes nous à la ramasse ou à l’inverse trop illisibles? L’impression d’un huit-clos où notre présence virtuelle serait invisible, par conséquent, inutile, est palpable. »I resigned, I’m not a number », oui, on sait.
Dites nous, expérimentateurs, quels sont vos retours sur les communautés que vous connaissez? Avec lesquelles les choses se passent bien, sans commentaire, moyen et/ou mal?
Bien à vous,